Photo : Zakaria Rabia — CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons
Assouan · Abou Simbel
Abou Simbel
Deux temples taillés dans la falaise par Ramsès II, puis découpés et remontés plus haut. À 280 km au sud.
Ramsès II, XIXᵉ dynastie, treizième siècle avant notre ère : un grand temple à sa gloire, gardé par quatre colosses assis d'une vingtaine de mètres, et un second, plus petit, dédié à Hathor et à la reine Néfertari. La montée du lac Nasser allait les engloutir ; entre 1964 et 1968, une campagne de l'UNESCO les a sciés en blocs et reconstruits une soixantaine de mètres plus haut et deux cents mètres en arrière, dans une colline artificielle creusée en dôme derrière la façade. Deux fois par an, en février et en octobre, le soleil traverse le grand temple jusqu'au sanctuaire. C'est le point le plus au sud du voyage égyptien classique, et cela se paie en heures de route.
Le petit plus
Deux façons d'y aller, et elles ne font pas la même journée : la route, départ d'Assouan vers trois ou quatre heures du matin, arrivée avec la première lumière sur la façade ; l'avion, moins d'une heure de vol, deux heures sur place, retour pour le déjeuner. La route est longue et vide ; l'avion coûte cher mais vous rend votre journée.
À savoir avant d'y aller
C'est un voyage et non une visite : environ trois heures de désert à l'aller, autant au retour, et presque rien entre les deux. Les groupes arrivent tôt, à quelques minutes les uns des autres : la façade est calme un quart d'heure, puis plus du tout. L'intérieur est sombre et la photographie y est réglementée, parfois payante.





