Tout savoir avant de partir
Une fois sur place
Quatre choses règlent 90 % des mauvaises surprises : l'argent, les trajets, l'eau et la façon de dire non.

L'argent, et le bakchich
Un pays d'espèces, où le pourboire n'est pas un supplément mais une partie du prix.
- Retirez au distributeur plutôt que de changer au comptoir : le taux est meilleur, et les bureaux de change des aéroports sont les pires.
- Demandez de petites coupures. Un billet de 200 livres pour une course de 40 ne se rend pas — « ma'aya fakka ? » (« vous avez la monnaie ? ») est la phrase la plus utile du séjour.
- Le bakchich se donne pour un service rendu : porter un sac, ouvrir une salle, garder une voiture. Quelques livres suffisent, et le refuser froisse plus que de donner peu.
- La carte passe dans les hôtels, les malls et les grandes tables. Partout ailleurs — ahwas, taxis, souks, sites isolés —, c'est l'espèce ou rien.
Se déplacer
Le taxi au compteur n'existe presque pas ; les applications, si — et elles règlent la question du prix.
- En ville, les applications de VTC (Uber, Careem, inDrive) affichent le prix à l'avance et évitent la négociation. Au Caire et à Alexandrie, elles coûtent souvent moins qu'un taxi de rue.
- En taxi blanc, fixez le prix AVANT de monter, ou demandez le compteur. À la descente, on paie sans discuter ce qui a été convenu.
- Le métro du Caire est le moyen le plus rapide de traverser la ville aux heures de pointe. Les deux premières voitures sont réservées aux femmes.
- Entre les villes, le train est confortable sur la ligne du Nil, et les bus longue distance sont fiables vers la mer Rouge et le Sinaï. Réservez la veille en haute saison.
L'eau, le ventre et le soleil
Trois précautions triviales qui font la différence entre un séjour et une semaine perdue.
- Eau en bouteille, capsule intacte, y compris pour se brosser les dents la première semaine. Les glaçons des grandes tables sont faits avec de l'eau traitée, ceux des étals de rue non.
- La nourriture de rue n'est pas le problème : c'est la nourriture tiède qui l'est. Mangez ce qui sort de la friture ou du gril devant vous, dans un endroit où il y a du monde.
- De mai à septembre, le soleil de midi est violent partout et brutal dans le désert : chapeau, eau, et l'ombre entre 12 h et 15 h. Ce n'est pas de la prudence, c'est la façon dont le pays s'organise.
- Emportez de quoi traiter une tourista et une réhydratation orale : les pharmacies égyptiennes sont excellentes et bon marché, mais on n'a pas envie de les chercher à 3 h du matin.
Ce qui se fait, ce qui se dit
L'Égypte est accueillante et insistante : savoir refuser sans se fâcher est la compétence la plus utile.
- Un « non, merci » souriant, répété sans s'arrêter de marcher, suffit avec les rabatteurs. S'expliquer, argumenter ou s'énerver relance la conversation.
- Dans les mosquées et les églises : épaules et genoux couverts, chaussures retirées, foulard pour les femmes dans les mosquées. Personne ne vous le reprochera si vous demandez avant.
- On photographie les gens APRÈS avoir demandé, et jamais les militaires, les ponts, les aéroports ni les postes de police.
- Pendant le Ramadan, on ne mange ni ne boit dans la rue en journée par égard, même sans jeûner soi-même — et les tables ouvrent en force après le coucher du soleil.
Ces usages valent pour le pays entier, avec une nuance : plus on s'éloigne du Caire et des stations balnéaires, plus la tenue couvrante et la réserve sont la norme — et plus l'accueil est direct.