Combien de jours, et dans quel ordre
Trois jours est le minimum honnête, et ils se découpent par quartier plutôt que par thème : la ville est trop grande pour traverser deux fois le même pont dans la journée. Le premier jour au Caire islamique — al-Muizz, Khan el-Khalili, la mosquée Ibn Touloun et son minaret à l'escalier extérieur, un thé chez El-Fishawy, le plus vieux café de la ville. Le deuxième au Vieux Caire et à Fustat : le Musée national de la civilisation égyptienne et sa salle des momies royales, les églises coptes, le bus fluvial pour rentrer par le Nil. Le troisième entre Downtown et Zamalek : un koshari chez Abou Tarek, les façades belle époque, les ahwas, et une terrasse sur le fleuve le soir. Le guide compte 203 adresses au Caire — il en reste toujours pour le prochain séjour.
Où poser ses valises
Le guide ne recense pas d'hôtels ; il connaît les quartiers. Zamalek est le choix le plus simple : une île au milieu du Nil, calme le soir, des terrasses, et trente adresses du guide à pied. Downtown est moins cher et plus bruyant, avec les ahwas, le marché aux livres d'Azbakeya et les façades du Caire khédivial — on y est au centre de tout, y compris de la circulation. Maadi respire : résidentiel, vert, pratique avec des enfants, mais loin du Caire islamique. Le Tagamoa, à l'est, porte la scène qui monte — restaurants, cafés de spécialité — et suppose une voiture pour tout le reste.
Manger : ce qu'on ne rate pas
Soixante-quinze restaurants et trente-deux cafés dans le guide, et la moitié du Caire tient dans quatre plats. Le koshari d'abord, chez Abou Tarek pour l'institution ou chez El Tahrir pour celui du quartier. Le kebab et la kofta au charbon chez Sobhy Kaber, au nord de la ville. Le foie à l'alexandrine chez Kebdet El Prince, sur des tables de trottoir jusqu'au milieu de la nuit. Et les sandwichs de rue — taameya, foul, aubergines dans du pain baladi — partout, pour presque rien. Zööba relit tout cela avec un designer ; les tables syriennes de 6 October et de Nasr City ajoutent la Syrie à l'assiette.
- Soixante et onze adresses sont notées « petit budget » : on mange très bien pour très peu.
- Trente-cinq n'acceptent que les espèces : gardez toujours des billets, la carte ne sauve pas un dîner.
- Trente-deux conseillent de réserver — le soir surtout, et à Zamalek.
Les soirées
Le Caire vit tard : quarante-six adresses du guide sont ouvertes tard dans la nuit, et la soirée cairote commence par une ahwa — Zahret el-Bustan, derrière Talaat Harb, celle des étudiants et des insomniaques. Makan, dans le centre-ville, donne les soirées de zar et de musique nubienne dans une petite salle. Vingt-sept adresses sont classées « vie nocturne », mais dix-huit seulement servent de l'alcool : ce n'est pas une ville de bars, c'est une ville de terrasses, de thés à la menthe et de conversations qui durent.
Se déplacer
La circulation est la vraie contrainte du séjour : elle décide de l'ordre des journées plus que n'importe quel guide. Le Caire islamique se fait à pied, et sans montre. Entre quartiers, les applications de VTC évitent la négociation. Et pour rentrer du Vieux Caire, le bus fluvial du Nil traverse la ville par le fleuve pour le prix d'un ticket de bus — c'est aussi la plus belle vue de Cairo, à hauteur d'eau. Nos conseils « Se déplacer sans y laisser sa journée » détaillent le reste.
Avec des enfants
Vingt-deux adresses sont classées « sorties en famille ». Les trois qui marchent à tous les âges : le parc Al-Azhar, trente hectares de vert face à la Citadelle ; le bus fluvial, qui transforme le trajet en attraction ; et le Musée national de la civilisation égyptienne, dont la salle des momies impressionne sans effrayer. Maadi, pour dormir, épargne aux plus petits le bruit du centre.
Les erreurs classiques
- Vouloir tout voir. Trois jours ne suffisent pas, et ce n'est pas grave : le guide est là pour choisir.
- Traverser la ville deux fois dans la journée. Groupez par quartier — la circulation ne pardonne pas.
- Sortir sans espèces. Un tiers des adresses n'acceptent pas la carte.
- Payer sans avoir entendu le prix. Au marché comme en taxi, le prix s'annonce avant — voir nos conseils sur l'argent et les arnaques.
- Entrer dans une mosquée en tenue de plage. Épaules et genoux couverts, chaussures à la main : c'est tout ce qu'on demande.





























































































































































































