Photo : Richard Mortel from Riyadh, Saudi Arabia — CC BY 2.0, Wikimedia Commons
Le Caire · Vieux Caire, Fustat
Musée copte
La plus grande collection d'art copte au monde, dans un musée adossé aux murs de la forteresse de Babylone.
Fondé en 1908 par Marcus Simaika, le musée occupe deux ailes bâties contre les murs et les tours de la forteresse romaine ; ses plafonds de bois, ses moucharabiehs et ses colonnes viennent de maisons et d'églises du Vieux Caire, si bien que le bâtiment fait partie de la collection. Ce que l'on voit ici est un basculement plutôt qu'un style : le vocabulaire pharaonique et grec passe au christianisme, l'ankh devient croix, le lin garde ses motifs anciens. Les pièces à voir sont les fresques du monastère de Baouît, les icônes, les boiseries sculptées et une partie des codex de Nag Hammadi, ces textes gnostiques trouvés en Haute-Égypte en 1945.
Le petit plus
Le billet ne vaut que pour le musée : les églises de l'enclos, dont l'église suspendue, sont libres d'accès ; pour la synagogue Ben Ezra, vérifiez sur place. Prenez donc le musée en premier et gardez les églises pour la sortie : elles se regardent encore quand l'œil est fatigué.
À savoir avant d'y aller
Les cartels sont inégaux, en arabe et en anglais, et le musée n'explique pas de lui-même qui étaient les Coptes : trois pages lues avant d'entrer changent la visite. En fin de matinée, les groupes traversent les mêmes salles dans le même ordre ; à ce moment-là, prenez les étages à l'envers. Comptez deux heures pour tout, une pour l'essentiel.



