Le liquide d'abord
La carte passe dans les hôtels, les restaurants installés et les grandes enseignes. Partout ailleurs — ahwas, taxis, souks, tickets de site, pourboires — c'est en livres égyptiennes et en espèces. Retirez au distributeur d'une banque plutôt qu'aux automates d'aéroport, et refusez la « conversion dans votre devise » que propose l'écran : le taux est toujours moins bon.
- Gardez toujours des petites coupures : personne n'a la monnaie sur un gros billet, jamais.
- Changez au fur et à mesure plutôt que tout d'un coup.
Le bakchich, expliqué sans hypocrisie
Le pourboire n'est pas une gratification exceptionnelle, c'est une part normale du revenu de beaucoup de gens. Le donner n'est pas se faire avoir ; le refuser systématiquement n'est pas de la fermeté. En revanche, vous n'avez à payer personne qui vous a rendu un service que vous n'avez pas demandé.
- Restaurant : 10 % environ, en plus du service parfois déjà inclus sur la note.
- Bagagiste, chauffeur, gardien qui ouvre une grille : une petite coupure suffit.
- Guide privé sur une journée complète : nettement plus, c'est le métier.
- Quelqu'un vous prend en photo avec votre téléphone sans qu'on lui demande, puis tend la main : vous pouvez décliner poliment.
Marchander sans que ce soit désagréable
Dans les souks, le premier prix annoncé est une ouverture de conversation, pas une insulte. La règle simple : proposez environ 40 % de ce qui est demandé, laissez la discussion faire son travail, attendez-vous à conclure autour de 55–65 %. Souriez, prenez votre temps, et si le prix ne vous va pas, remerciez et partez — c'est accepté et souvent, on vous rappelle.
- Ne marchandez jamais dans une boutique à prix fixe, un restaurant ou un taxi à compteur : ce serait déplacé.
- Ne lancez pas de négociation si vous n'avez pas l'intention d'acheter.
