Photo : Johnny 201 — CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons
Le Caire · Tahrir, Downtown
Musée égyptien du Caire
Toutânkhamon et les momies royales sont partis ailleurs ; le reste, immense, est resté.
Le bâtiment rose de la place Tahrir, dessiné par Marcel Dourgnon et ouvert en 1902, est le premier au monde conçu pour être un musée d'antiquités égyptiennes, et il en a gardé l'allure : vitrines de bois, beaucoup de cartels tapés à la machine, hautes salles à la lumière du jour. Deux départs ont changé sa physionomie : les momies royales sont descendues au Musée national de la civilisation égyptienne, à Fustat, en 2021, et le trésor de Toutânkhamon a rejoint le Grand Musée égyptien de Guizeh, ouvert en novembre 2025. Ce qui reste remplirait dix musées : la palette de Narmer, les triades de Mykérinos, le Khéphren en diorite, Rahotep et Nofret, les oies de Meidoum, le Cheikh el-Balad, les colosses d'Akhenaton de la salle amarnienne, le trésor de Youya et Touya, l'orfèvrerie de Tanis.
Le petit plus
Ne commencez pas par le rez-de-chaussée, rangé chronologiquement : montez d'abord à l'étage, avant que l'œil ne se lasse, puis redescendez vers l'Ancien Empire. Et si vous venez pour les momies, c'est au Musée national de la civilisation égyptienne, à Fustat, juste à côté du Caire copte, qu'il faut aller.
À savoir avant d'y aller
Demandez au guichet ce qui est ouvert avant de prendre votre billet : les deux transferts ont laissé des salles à demi réaménagées, et vous passerez devant des vitrines vides. La place Tahrir se traverse par les couloirs du métro, station Sadate, et non sur la chaussée. Une partie des cartels est d'origine, quand d'autres salles ont été refaites lors du réaménagement : cela fait le charme et le handicap du lieu, et la salle des momies animales retient les enfants plus longtemps que les statues.



