Photo : Yasseralghol — CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons
Le Caire · Gezira, Zamalek
Tour du Caire
Cent quatre-vingt-sept mètres au milieu du Nil, la ville lisible d'un regard. Montez à la tombée du jour.
Bâtie entre 1956 et 1961 sur les plans de l'ingénieur égyptien Naoum Chébib, la tour dresse un fût de béton ajouré en treillis, évasé au sommet en corolle de lotus. Elle culmine à cent quatre-vingt-sept mètres, une bonne quarantaine de plus que la Grande Pyramide, et elle a été le plus haut ouvrage d'Afrique pendant une dizaine d'années. La plateforme du sommet est à ciel ouvert ; en dessous, un restaurant tournant et une cafétéria. On y lit la ville mieux que sur une carte : l'île de Gezira, les ponts, le centre-ville, la Citadelle, et par temps clair la ligne des pyramides à l'ouest.
Le petit plus
Montez quarante minutes avant le coucher du soleil : vous voyez la ville de jour, la lumière tomber, puis les lumières s'allumer, sans faire la queue deux fois. La cafétéria du niveau inférieur suffit pour s'asseoir ; au restaurant tournant, vous payez surtout un plancher qui bouge.
À savoir avant d'y aller
Un seul ascenseur dessert le sommet et la file peut être longue en fin de journée ; le temps passé en haut est écourté quand il y a du monde. La brume et la pollution décident de tout : les pyramides ne se voient que par temps clair, plutôt en hiver ou au lendemain d'un jour de vent. Il souffle en haut, et la plateforme est ceinte d'un grillage — visez à travers les mailles, pas au travers du fil.



