Photo : OmarJihad — CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons
Le Caire · Rumeila
Mosquée Al-Rifaï
La dynastie de Mohammed Ali repose ici — et avec elle le dernier chah d'Iran.
La mère du khédive Ismaïl lance le chantier en 1869, pour abriter les tombes de la famille régnante et celle d'un saint soufi déjà vénéré sur place, Ali Abou Chabbak al-Rifaï. Les travaux s'arrêtent, reprennent, et la mosquée n'est achevée qu'en 1912 sous Abbas Hilmi II ; c'est l'architecte hongrois Max Herz, alors chargé de la conservation des monuments arabes du Caire, qui conduit le chantier à son terme. Le style est un néo-mamelouk assumé, qui répond trait pour trait à Sultan Hassan d'en face sans en avoir l'âge. À l'intérieur, plafonds dorés et marbres de couleur, les sépultures d'Ismaïl, de Fouad et de Farouk, et celle de Mohammad Reza Pahlavi, dernier chah d'Iran, mort en exil au Caire.
Le petit plus
Les sépultures ne sont pas dans la salle de prière mais dans des chambres latérales, et beaucoup de visiteurs ressortent sans les avoir vues. Demandez au gardien de vous montrer celle du chah : elle ne se distingue pas des autres au premier regard.
À savoir avant d'y aller
Traversez la place et vous êtes à Sultan Hassan, sur la même montée. La décoration est plus riche ici, l'effet plus faible — si vous n'avez qu'une heure, choisissez le plus ancien. On prie encore à Al-Rifaï : déchaussez-vous, épaules et genoux couverts, et attendez la fin de l'office si vous arrivez pendant la prière. Les chambres funéraires ne sont pas toujours ouvertes : il faut qu'un gardien vienne en tourner la clé.



