Photo : Ahmed Al.Badawy from Cairo, Egypt — CC BY-SA 2.0, Wikimedia Commons
Le Caire · Gamaliya
Khan el-Khalili
Un caravansérail de 1382 devenu un labyrinthe de métiers. On y marche, et sans montre.
L'émir Jaharkas al-Khalili fait construire ici un khan en 1382, sous le sultan Barquq ; le sultan al-Ghouri le rebâtit au début du XVIᵉ siècle, et il en reste des portes monumentales au milieu du souk. Six siècles plus tard, le quartier fonctionne toujours par métiers : les cuivres d'un côté, les orfèvres de la Sagha, les épices, les lanternes, les tissus, chacun dans sa ruelle. La bande qui longe la place d'al-Hussein est celle des boutiques à souvenirs ; deux rues plus loin, on est chez les grossistes et les ateliers, avec des Cairotes qui viennent acheter et non visiter.
Le petit plus
Entrez par la rue al-Muski, du côté opposé à al-Hussein : vous traversez d'abord le souk où les Cairotes font leurs courses, et vous arrivez au bazar par l'arrière, une fois l'œil formé aux prix.
À savoir avant d'y aller
Le premier prix annoncé n'est pas le prix : on marchande calmement, et on s'en va sans gêne. Espèces, sac fermé tenu devant soi — on y est serré et bousculé. Une partie du souk lève le rideau tard le matin et ferme le dimanche ou le vendredi selon la rue, tandis que les boutiques du côté d'al-Hussein tiennent tard le soir : ne construisez pas une journée autour d'un achat précis.



