Photo : Prof. Mortel — CC BY 2.0, Wikimedia Commons
Le Caire · Sayyida Zeinab
Musée Gayer-Anderson
Une maison ottomane meublée, telle qu'on y vivait, collée au flanc d'Ibn Touloun.
Ce sont deux maisons, l'une de 1540, l'autre de 1632, réunies en une seule et adossées à l'enceinte extérieure d'Ibn Touloun. Dans les années 1930, un officier et médecin de l'armée britannique, Robert Grenville Gayer-Anderson, obtient de l'État égyptien l'autorisation de s'y installer, les restaure, les remplit de ses collections et lègue le tout à l'Égypte à son départ. C'est donc l'un des rares endroits du Caire où l'on voit une maison de notable non pas vide mais meublée : la qa'a de réception et sa fontaine, les moucharabiehs, la loggia grillagée depuis laquelle les femmes suivaient ce qui se passait en bas, et des pièces entières aménagées à la persane, à la damascène, à l'anglaise. Les toits, les passages et les escaliers en biais racontent la maison cairote mieux qu'aucun plan.
Le petit plus
Terminez par la terrasse : le minaret en spirale d'Ibn Touloun est juste là, à quelques mètres, et c'est le meilleur point de vue du quartier. Presque personne n'y monte.
À savoir avant d'y aller
Le musée a son propre billet, qui ne couvre pas la mosquée voisine. Escaliers étroits et raides, sols inégaux, aucun ascenseur : la visite ne convient pas à tout le monde. La maison est petite, une heure suffit. Un gardien vous suivra de pièce en pièce en commentant : le geste se paie en pourboire, et vous pouvez dire non si vous préférez le silence.



