Photo : Bilal Detailz — CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons
Le Caire · Citadelle
Citadelle de Saladin
Sept siècles de pouvoir égyptien sur un éperon du Muqattam, et le panorama qui va avec.
Saladin lance la construction de la forteresse en 1176, sur une avancée rocheuse du Muqattam qui domine toute la ville. Le pouvoir égyptien y siège ensuite près de sept cents ans, des Ayyoubides aux Mamelouks puis aux Ottomans, jusqu'à ce que le khédive Ismaïl descende s'installer à Abdine dans les années 1870. L'enceinte réunit trois mosquées de trois époques : celle d'al-Nasir Mohammed, mamelouke du XIVᵉ siècle, celle de Soliman Pacha, première mosquée ottomane du Caire, et celle de Mohammed Ali, en albâtre, dont la silhouette à coupoles s'est imposée dans le ciel cairote alors qu'elle n'a pas deux siècles. Plusieurs musées occupent le reste — armée, police, voitures de la cour — et un puits ayyoubide descend en spirale dans le rocher.
Le petit plus
Gardez la mosquée de Mohammed Ali pour la fin, pas pour le début : tout le monde s'y engouffre en arrivant. Commencez par al-Nasir Mohammed, la plus ancienne des trois, puis gagnez la terrasse ouest — par temps clair, les pyramides se devinent au bout de la ville.
À savoir avant d'y aller
On monte à la Citadelle en taxi, pas à pied depuis Sayyida Zeinab. Une fois dedans, l'enceinte est vaste et presque sans ombre, et l'on marche d'un musée à l'autre en plein soleil : ni le chapeau ni l'eau ne sont facultatifs. Le billet couvre le site et ses musées, mais certains ferment pour restauration sans que rien ne l'annonce. Dans les mosquées, chaussures retirées, épaules et genoux couverts ; celle de Mohammed Ali sert encore à la prière.





