Photo : Al Hussainy Mohamed from Cairo, Egypt — CC BY 2.0, Wikimedia Commons
Le Caire · Sayyida Aïcha
Marché du vendredi
Le marché aux puces du Caire : ce que la ville a jeté, revendu le vendredi matin.
Sous la Citadelle, du côté de Sayyida Aïcha, un déballage immense occupe le vendredi les trottoirs, les terre-pleins et les ruelles : vêtements suspendus à des cordes, chaussures en tas, pièces de moteur, robinetterie, outils, meubles démontés, téléphones, livres, ferraille. Les marchands étalent leur marchandise à même le sol et crient leur prix, et rien n'est neuf ni garanti. C'est un marché de Cairotes venus acheter, et non un souk à souvenirs : on n'y trouve pas d'artisanat, on y voit la ville se réapprovisionner.
Le petit plus
Venez tôt le matin, avant que la chaleur et la foule ne montent, et n'emportez que de la petite monnaie dans une poche fermée. Une heure suffit pour comprendre : le marché se répète.
À savoir avant d'y aller
C'est serré, poussiéreux, bruyant, et les pickpockets y travaillent aussi : sac fermé tenu devant soi, téléphone hors de la main. Une section vend des animaux vivants, dans des conditions difficiles à regarder. Rien n'est garanti : ce qui se vend comme neuf ne l'est pas, et il n'y a ni échange ni reçu. Les autorités ont déplacé le marché plus d'une fois : donnez à votre chauffeur le nom souq al-Gomaa et Sayyida Aïcha comme repère, et il saura où le marché se tient en ce moment. L'ambiance est très masculine.



