Photo : Francesco Gasparetti from Senigallia, Italy — CC BY 2.0, Wikimedia Commons
Assouan · Corniche
La corniche d'Assouan la nuit
Le fleuve noir, les felouques amarrées, et les phares qui glissent le long du parapet.
Vue d'un étage au-dessus du quai, la corniche se lit comme une ligne de lumière : les voitures y tracent leurs traînées le long du parapet, les bateaux amarrés restent noirs sur l'eau, et en face les lumières s'arrêtent vite : quelques fenêtres sur l'île Éléphantine, puis les dunes qui ne renvoient rien — ce que le Nil du Caire ne fait jamais. En bas, le trottoir se remplit après le coucher du soleil : familles, jus de canne et verres de thé, calèches, et les bateliers qui proposent encore la felouque du lendemain. C'est court, plat et éclairé : on fait l'aller-retour dans une soirée, et c'est la sortie du soir de la ville plus que celle des visiteurs.
Le petit plus
Prenez la vue d'en haut avant de marcher en bas : depuis une terrasse en étage, on tient dans le même regard la ligne des lampadaires, les mâts des felouques et le noir de la rive d'en face — un verre suffit pour y prendre place. Descendez ensuite marcher côté fleuve, sans traverser : les deux points de vue ne donnent pas la même ville.
À savoir avant d'y aller
La sollicitation ne s'arrête pas avec le jour : sur ce quai, on vous proposera une felouque tous les vingt pas, y compris pour le lendemain — un refus souriant suffit et ne fâche personne. Les bateaux de croisière amarrés bord à bord masquent le fleuve sur des sections entières ; le tronçon qui vaut la marche est celui d'où l'on voit l'eau. Les traversées de la chaussée se négocient avec la circulation. Rien n'est payant sauf ce que vous consommez, et cela se paie en espèces.



