Photo : Rolfcosar — CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons
Assouan · Nil, Assouan
Île aux plantes
Une île entière devenue jardin botanique, à quelques minutes de barque de la corniche.
L'île tient tout entière dans un jardin : allées de palmiers royaux, ficus énormes, bambous, planches organisées par familles botaniques, et un quai maçonné où accostent les barques. Elle fut donnée à Kitchener du temps où il commandait l'armée égyptienne, à la fin du XIXᵉ siècle ; il y fit venir des espèces d'Afrique et d'Asie, et c'est de ce don que vient son autre nom, l'île Kitchener. L'État en a fait ensuite un jardin d'étude. On la traverse à pied en une demi-heure, le fleuve visible presque tout du long, l'île Éléphantine en face et les rochers de la première cataracte en amont. C'est l'un des rares endroits d'Assouan où l'on marche longtemps à l'ombre.
Le petit plus
Beaucoup n'y font qu'une halte de dix minutes au cours d'une promenade en felouque, et c'est trop peu. Faites-vous déposer, fixez l'heure du retour avec le batelier, et gardez une heure pour l'île — de préférence en fin d'après-midi, quand la chaleur tombe et que les oiseaux reviennent dans les grands ficus.
À savoir avant d'y aller
La barque et le billet du jardin sont deux dépenses distinctes. Convenez du prix de l'aller-retour tant que vous êtes encore sur la corniche, attente sur l'île comprise, sinon la traversée se paie deux fois — et venez avec des espèces, personne n'a de terminal. Le débarcadère se prend par quelques marches et les allées sont en terre battue : pénible avec une poussette, difficile en fauteuil. Sur place, ne comptez pas sur plus qu'un kiosque à boissons ; l'ombre est réelle, l'eau se porte.



