Photo : Olaf Tausch — CC BY 3.0, Wikimedia Commons
Assouan · Rive ouest
Monastère Saint-Siméon
Un monastère fortifié abandonné au XIIIᵉ siècle, seul dans le sable de la rive ouest.
Fondé vers le VIIᵉ siècle et rebâti au Xᵉ, le monastère porte le nom d'Anba Hadra, un ermite de la région ; voyageurs et chauffeurs l'appellent Saint-Siméon. L'enceinte est montée en pierre dans ses assises basses et en brique crue au-dessus, et l'on y trouve une église dont l'abside garde les restes d'un Christ peint, des cellules voûtées où les lits sont des banquettes de terre, un pressoir, un four et des écuries : une maison qui se suffisait à elle-même en bordure du désert, et une étape sur la route de la Nubie. Le monastère a été abandonné au XIIIᵉ siècle et n'a plus été habité depuis, ce qui explique la lisibilité du plan — rien n'a été construit par-dessus. Depuis le fleuve, on monte une demi-heure dans le sable, à pied ou à dos de chameau ; le mausolée de l'Aga Khan reste en dessous.
Le petit plus
Partez tôt et montez à pied si le sable est ferme : le sentier depuis le fleuve prend une demi-heure, et le monastère apparaît d'un coup au-dessus de la crête, entier, ce qu'aucune photographie prise à l'intérieur ne montre. Fixez avec le batelier l'heure exacte du retour avant de débarquer : il n'y a rien là-haut, pas même de l'ombre où attendre.
À savoir avant d'y aller
Comptez trente à quarante minutes de montée dans le sable, sans eau, sans ombre et sans abri jusqu'au portail : en été, à midi, ce n'est pas une promenade. Le chameau se négocie avant le départ, aller et retour pour un prix unique, sinon le tarif du retour n'est pas celui de l'aller. Le lieu est désaffecté mais reste un lieu de culte : les peintures sont fragiles et on ne s'appuie pas sur la brique crue. Ni rampe, ni marches régulières, ni sol plat : hors de portée d'un fauteuil roulant, et éprouvant avec de jeunes enfants. Espèces pour le bateau comme pour le chameau.



