Photo : Michael Hermann — CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons
Marsa Matrouh et Siwa · Siwa
Oasis de Siwa
Un fond de dépression, des lacs salés, une palmeraie, et une forteresse de terre au milieu.
Siwa occupe le fond d'une dépression du désert de l'Ouest, en partie sous le niveau de la mer, à quelques centaines de kilomètres au sud de Marsa Matrouh et non loin de la frontière libyenne : des sources, des lacs salés, et une palmeraie de dattiers et d'oliviers qui fait vivre l'oasis. Au centre se dresse Shali, forteresse montée en karchif — des blocs de terre chargée du sel des lacs — dont des pans se sont dissous sous des pluies exceptionnelles dans les années 1920 ; les habitants sont alors descendus construire autour. Ce qui tient encore se monte à pied, ruelle après ruelle, jusqu'à la vue sur les palmiers. Autour de la ville : le temple de l'Oracle d'Amoun à Aghourmi, que la tradition fait consulter par Alexandre, les tombes creusées dans le Gebel al-Mawta, et le Grand Erg de sable, qui commence au sud-ouest. On y parle le siwi, une langue berbère, à côté de l'arabe.
Le petit plus
Montez à Shali ou au Gebel Dakrour en fin d'après-midi : de là, le dessin de l'oasis se comprend d'un coup, la palmeraie d'un côté, les lacs blancs de l'autre. Gardez le matin pour Aghourmi et les tombes, avant que la chaleur ne monte.
À savoir avant d'y aller
On n'arrive à Siwa que par la route, et le trajet se compte en heures : partez reposé, et ne comptez pas sur des stations-service tous les cinquante kilomètres. L'oasis se parcourt librement, mais le temple d'Aghourmi et le Gebel al-Mawta ont chacun leur billet. L'oasis est conservatrice, l'alcool n'y est pas d'usage, la tenue couvrante vaut pour tout le monde, et l'on demande avant de photographier quelqu'un. Les distributeurs sont rares et la carte peu acceptée : prenez des espèces depuis Matrouh ou Le Caire. Les sorties dans les dunes se font en 4×4 avec un chauffeur du coin, jamais en voiture de ville. La région est frontalière et la route porte des points de contrôle.



