Photo : Hatem Moushir — CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons
Charm el-Cheikh · Charm el-Cheikh, Sinaï
Réserve de Nabq
Une aire protégée entre Charm et Dahab, où la mangrove pousse les pieds dans la mer.
La réserve couvre la côte du golfe d'Aqaba au nord de Charm el-Cheikh, face au détroit de Tiran. Un cordon d'avicennias longe le rivage, très au nord pour un arbre de mangrove : il rejette le sel par ses feuilles et tient le sable par ses racines aériennes. Derrière viennent une sebkha, des dunes et des bosquets d'arak et d'acacias, et la carcasse d'un cargo échoué sur le récif se voit depuis la plage. Un hameau de pêcheurs muzeina vit à l'intérieur du périmètre. Le parc a un poste de garde, un billet, et des règles simples : on ne coupe pas une branche de mangrove et on ne roule pas hors des pistes.
Le petit plus
Nabq n'est pas Ras Mohammed : on n'y vient pas pour un mur de corail célèbre, mais pour la mangrove et le désert. Allez-y le matin, avant que le vent lève le sable.
À savoir avant d'y aller
La piste qui quitte la route Charm–Dahab n'est pas pour une berline et le sable pardonne mal : la plupart des visiteurs viennent avec un chauffeur en 4×4. On demande d'ordinaire le passeport au poste de contrôle ; le billet se prend par personne et en espèces — demandez au poste de garde de l'entrée s'il s'ajoute un droit par véhicule. À l'arrivée à Charm el-Cheikh, le tampon « Sinaï seulement » ne vaut pas toujours pour une aire protégée, et c'est au poste de contrôle qu'on le vérifie : faites préciser le point là où vous réservez la journée, avant de payer. La mangrove a des moustiques et des moucherons dès que le vent tombe, et l'eau près du rivage est basse, tiède et cernée de corail dur : chaussons de mer plutôt que palmes. Passé la mangrove il n'y a pas d'ombre naturelle, et un étal ouvert au bord des pistes n'est jamais garanti : eau, chapeau et déjeuner se chargent dans la voiture avant de quitter le goudron.



