Assouan · Souk
Souk d'Assouan
Une rue longue et couverte, à un pâté de maisons du fleuve : karkadé, vannerie nubienne, épices.
La rue du souk longe la corniche à un pâté de maisons du fleuve, de la gare vers le sud, et se couvre par endroits. C'est le marché de la ville avant d'être celui des visiteurs : légumes et chaussures à un bout, épices et souvenirs à l'autre. Ce qui vaut d'être rapporté : le karkadé de Haute-Égypte, le tamarin séché, les piments, le henné, les corbeilles de palme et de doum qui viennent des villages nubiens, les étoffes teintes à l'indigo. Ce qui ne le vaut pas : le « safran » vendu à la poignée, et les huiles essentielles à prix rond. On marchande partout, le premier chiffre n'a aucun rapport avec le dernier, et l'on vous appelle à chaque pas — sans agressivité, mais sans interruption non plus.
Le petit plus
Venez après la tombée du jour : la rue est éclairée, la chaleur est retombée, et c'est l'heure où les habitants font leurs courses — cela se sent sur le premier prix annoncé. Commencez par le bout nord, du côté de la gare, là où les commerces servent d'abord la ville, et descendez vers le sud : les boutiques à souvenirs se resserrent à mesure qu'on approche du centre.
À savoir avant d'y aller
Les pyramides de poudres colorées sont un décor de vitrine : ce que vous achetez se pèse dans un sac, et le karkadé se juge à l'odeur, pas à la couleur. Le « safran » à la poignée est du carthame : il colore et ne parfume pas. On marchande sans que personne s'en offusque, y compris en divisant le premier prix. Espèces chez la plupart des marchands, et prévoyez des petites coupures : on vous rendra rarement la monnaie d'un gros billet.



