Photo : Aymanrefaat09 — CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons
Alexandrie · Anfouchi
Fort de Qaitbay
Une forteresse mamelouke des années 1470, à la pointe du port, sur les ruines du phare.
Le sultan Qaitbay fait bâtir le fort à la fin des années 1470, sur la pointe qui ferme le port oriental, là même où se dressait le phare d'Alexandrie, effondré des siècles plus tôt. Une partie de ses pierres vient de cette ruine : dans les murs, on reconnaît des tambours de colonnes de granit posés en travers du blocage. Depuis la digue, on le voit d'abord en entier, ses créneaux et sa porte ; à l'intérieur, un donjon carré, une mosquée à l'étage, des couloirs voûtés et des embrasures de canon ouvertes sur la mer. Les salles sont largement vides : ce qui se visite, c'est la maçonnerie ; le reste, c'est la vue.
Le petit plus
Montez sur la terrasse du donjon et regardez vers l'est : toute la courbe du port oriental et la corniche se déroulent d'un coup. Venez le matin, avant les groupes scolaires, et gardez le marché aux poissons d'Anfouchi pour la sortie, il est dans le même quartier.
À savoir avant d'y aller
C'est un site d'État : billet au guichet, sac ouvert à l'entrée, et un supplément pour la photographie qui va et vient selon les années — posez la question au guichet. Le fort est posé sur l'eau, sans un arbre : le vent y souffle presque toujours, et en été la pierre renvoie la chaleur. À l'intérieur, les escaliers sont raides, les marches irrégulières et les passages étroits ; le rez-de-chaussée se parcourt, les étages non, et l'ensemble reste hors de portée d'un fauteuil roulant. La digue qui y mène est longue et sans ombre, et par grand vent les embruns passent par-dessus le parapet.



