Photo : Jerome Bon from Paris, France — CC BY 2.0, Wikimedia Commons
Gizeh · Birqash
Marché aux chameaux de Birqash
Le marché aux chameaux du Caire, tôt le matin : des bêtes, des bâtons, de la poussière.
Le marché aux chameaux du Grand Caire s'est installé à Birqash, dans la campagne au nord-ouest de la ville, après avoir quitté Imbaba dans les années 1990. Les bêtes montent du Soudan par la route des caravanes, achèvent le trajet en camion, et changent ici de mains entre éleveurs, maquignons et bouchers ; le reste du marché vend des chèvres, des moutons, des ânes. Ce qu'on regarde est un marché de bétail et non un spectacle : des chameaux souvent entravés d'une patte, serrés en rangs, des chameliers qui les font tourner au bâton, des cris, une poussière qui ne retombe pas. Les acheteurs jaugent, discutent, tapent dans la main, et l'affaire se conclut sans que rien soit écrit.
Le petit plus
Venez tôt, un vendredi : c'est le grand jour, et l'essentiel se joue avant neuf heures — le dimanche vient ensuite. Le reste de la semaine, le marché tient, mais creux. Prenez un taxi à la journée depuis le Caire et convenez du retour avant de descendre : sur place, ne comptez pas trouver de quoi repartir.
À savoir avant d'y aller
À dire franchement : la manière dont les bêtes sont menées choque beaucoup de visiteurs — coups de bâton, entraves, animaux vendus pour la viande. Si cela vous atteint, n'y allez pas ; ce n'est pas un endroit dont on ressort content. On ne vient pas y acheter non plus : ce n'est pas un marché aux souvenirs. Chaussures fermées, vêtements que la poussière n'abîmera pas, espèces. On peut vous demander de payer à l'entrée ou pour photographier : cela varie, et ce guide ne le garantit pas. Demandez l'accord d'un chamelier avant de le photographier de près.



