Photo : H. Grobe — CC BY 3.0, Wikimedia Commons
Louxor · Rive ouest
Ramesséum
Le colosse de Ramsès II gît en morceaux dans sa propre cour : c'est la statue derrière « Ozymandias ».
Temple funéraire de Ramsès II, XIIIᵉ siècle avant notre ère. Il est plus ruiné que ses voisins — le Nil l'a inondé pendant des siècles — et c'est précisément ce qui lui donne son allure : colonnes tronquées, chapiteaux dans l'herbe et, au milieu, le colosse du roi effondré, cassé net, l'un des plus grands jamais taillés dans un seul bloc. Diodore de Sicile l'a décrit sous le nom d'Osymandyas, dont Shelley a tiré son sonnet, écrit en 1817 et publié l'année suivante, sans avoir jamais quitté l'Europe. À l'arrière subsistent les magasins voûtés en brique crue, où l'on a retrouvé des milliers d'ostraca, les brouillons des scribes du temple.
Le petit plus
La visite tient en trois quarts d'heure : c'est un site à glisser entre deux grandes visites, plutôt qu'une étape à part entière. Passez derrière la salle hypostyle, du côté des magasins en brique crue — personne n'y va.
À savoir avant d'y aller
Évitez le milieu de la journée : le site est bas et ouvert, sans un mur assez haut pour faire de l'ombre. Il partage sa route avec Medinet Habou et le temple d'Hatchepsout, donc l'arrêt ne vous coûte aucun détour, mais il se visite vite et beaucoup de circuits le sautent — vous devrez peut-être le demander par son nom à votre chauffeur.



