Photo : Roland Unger — CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons
Marsa Alam & la mer Rouge · Marsa Alam
Parc national du Wadi el-Gemal
Un désert de montagnes et d'acacias au sud de Marsa Alam. On n'y entre pas en voiture de tourisme.
Le parc couvre une bande qui va du rivage aux montagnes, au sud de Marsa Alam : des vallées de sable et de gravier, des acacias très espacés, des massifs de granit, et sur la côte des mangroves et des îles basses. Les Ababda y vivent de leurs troupeaux, et le nom du wadi vient de leurs chameaux, qui broutent précisément ces acacias. Dans les collines, les Romains exploitaient les mines d'émeraude de Sikait : il en reste des puits de mine, des temples taillés dans la roche et un village de pierres assemblées sans mortier. Les pistes sont longues et sans repère, et l'on s'y déplace en 4×4, avec quelqu'un qui connaît le terrain.
Le petit plus
Faites la journée à l'envers de l'habitude : l'intérieur le matin, quand la roche est encore lisible et l'air respirable, la côte et l'eau l'après-midi. Les ruines de Sikait ne sont pas ouvertes tous les jours ; si elles le sont, c'est le matin qu'il faut y être.
À savoir avant d'y aller
Aire protégée : billet par personne, souvent par véhicule aussi, et poste de garde à l'entrée. Il n'y a ni essence, ni eau, ni ombre autre que celle des acacias sur des dizaines de kilomètres : tout se transporte, et en double. Le réseau téléphonique devient très incertain dès qu'on quitte la côte : ne comptez pas dessus. Passez par une agence de Marsa Alam qui travaille avec des guides ababda plutôt que d'entrer seul — ce n'est pas une promenade balisée, et une panne au fond d'un wadi ne se règle pas à pied.



