Photo : Faris knight — CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons
Le Delta et la côte nord · Wadi Natroun
Wadi Natroun
Une dépression de lacs salés sur la route du désert, et quatre monastères encore habités.
La dépression s'ouvre à mi-parcours de la route du désert entre Le Caire et Alexandrie, sous le niveau de la mer, avec une chaîne de lacs salés qui ont donné leur nom au lieu : de là venait le natron, le sel employé pour les momies. Le sol blanchit autour de l'eau, l'air sent la saumure, et le niveau bouge : on voit des cabanes et des arbres les pieds dans l'eau. C'est aussi la Scété des textes anciens, l'un des berceaux du monachisme chrétien : quatre monastères, héritiers des premières communautés du désert, y sont toujours habités, dont celui d'Anba Bishoï et celui des Syriens, que quelques minutes séparent. On y voit des églises anciennes, des tours de refuge et des jardins irrigués, au milieu d'un désert plat.
Le petit plus
Partez tôt du Caire : les monastères reçoivent en journée et l'après-midi passe vite. Commencez par Anba Bishoï et les Syriens, presque mitoyens, puis descendez vers les lacs à la fin du jour, quand la croûte de sel prend la couleur du ciel.
À savoir avant d'y aller
Ce sont des monastères habités, pas des musées : tenue couvrante pour les hommes comme pour les femmes, silence dans les églises, et pas de photo sans demander. Certains suspendent les visites pendant les retraites de jeûne, et les dates changent d'une communauté à l'autre : ce guide ne les suit pas, faites appeler le monastère la veille par votre hôtel ou votre chauffeur. On y accède en voiture ordinaire depuis la route du désert, mais les pistes qui descendent au bord des lacs sont sablonneuses, et s'y engager sans 4×4 est une mauvaise idée. Autour des monastères, vous ne trouverez guère plus qu'un étal de souvenirs et un café ; l'eau et le chapeau, vous les apportez, et rien ne se règle par carte.



