Photo : Viktor Lazić — CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons
Les oasis et le désert de l'Ouest · Route de Farafra
Montagne de cristal
Un affleurement de calcite au bord de la route de Farafra : une arche, des éclats partout au sol.
La route goudronnée qui relie Bahareya à Farafra passe au pied d'un affleurement de calcite blanche sorti du calcaire du plateau : des eaux chargées de minéraux ont rempli les fissures de la roche, et le vent a dégagé ce qui s'y était cristallisé. Ce qui reste tient en une butte basse, une arche de roche que l'on traverse en trois pas, et un sol couvert d'éclats translucides qui accrochent la lumière. Les chauffeurs de la région racontent que le percement de la route a emporté une partie de l'affleurement. Le lieu est un arrêt de quinze minutes sur le chemin du désert blanc, et non un but de journée.
Le petit plus
Arrêtez-vous quand le soleil est bas, tôt le matin en descendant vers Farafra ou en fin d'après-midi : à la verticale, la calcite reste plate et blanche, de biais elle s'allume. Le désert noir est sur la même route, un peu au nord — demandez les deux arrêts au chauffeur avant de partir, sinon il file.
À savoir avant d'y aller
Ni guichet visible, ni ombre, ni eau, ni rien à acheter : tout se prend à l'oasis avant de partir. Le bitume est une route de transit où les camions passent vite : on se gare franchement à l'écart et on garde les enfants du côté du désert. Le sol est fait d'arêtes coupantes, donc chaussures fermées, et les éclats de cristal restent où ils sont — c'est leur ramassage qui a dégarni le pied de l'arche au fil des années. Les autocars de ligne ne marquent pas l'arrêt ici : on y vient en véhicule privé ou dans une sortie organisée depuis Bahareya ou Farafra.



