Les oasis et le désert de l'Ouest · Kharga
Oasis de Kharga
Oasis d'administration et de champs, jalonnée de temples et de forts sur une route caravanière.
La dépression de Kharga s'ouvre du côté est des oasis du désert de l'Ouest, et c'est par là que la route monte depuis la vallée du Nil, du côté d'Assiout. La ville d'al-Kharga est neuve : administrations, avenues larges, immeubles bas, chef-lieu du gouvernorat de la Nouvelle-Vallée, sortie du programme de mise en valeur des années 1950 et 1960. Autour, les champs et les palmeraies vivent de puits profonds qui remontent une eau fossile, et le sable les borde de tous côtés. L'histoire, elle, s'aligne le long du Darb el-Arbain, l'ancienne piste caravanière qui montait du Darfour vers la vallée : le temple d'Hibis, bâti sous la domination perse et attribué à Darius, une suite de forts de brique crue dont Qasr el-Ghueita et Qasr el-Zayyan, et la nécropole de Bagawat au nord de la ville.
Le petit plus
Louez une voiture avec chauffeur à la journée depuis al-Kharga : les sites sont enfilés sur des dizaines de kilomètres et aucun transport public ne les relie. Commencez par le sud, Ghueita et Zayyan, tant que la lumière est basse ; Hibis et la nécropole de Bagawat sont au nord de la ville.
À savoir avant d'y aller
L'oasis vit de son administration et de ses champs plus que de ses visiteurs : les hôtels sont peu nombreux et les cuisines ferment tôt, donc ne repoussez pas le dîner. Il y a des distributeurs en ville, mais ils peuvent être vides : gardez des espèces pour les billets et pour le chauffeur. En été, la chaleur du fond de la dépression interdit de marcher du milieu du jour jusqu'à la fin de l'après-midi ; l'hiver, les nuits sont froides. Les forts éloignés, Labekha et Umm Dabadib, sont au bout de pistes : demandez à votre hôtel ou au guichet du site en ville s'ils sont ouverts et quel véhicule il faut, car ce guide ne suit pas l'état de ces pistes.



