Photo : Ibrahim El-Mezayen — CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons
Le Fayoum · Wadi el-Rayan
Wadi el-Rayan
Une dépression désertique où l'on a versé les eaux de drainage du Fayoum : deux lacs, des dunes.
La dépression s'ouvre à l'ouest du Fayoum, en contrebas du plateau : du sable, une végétation rase de tamaris et de roseaux, et deux lacs que rien n'annonce sur la route. Ces lacs ne sont pas anciens ; ils se sont formés quand on a détourné vers ce creux les eaux de drainage des terres agricoles du Fayoum, et un canal les relie encore en une suite de petits ressauts que tout le monde ici appelle les chutes. Le reste est du désert de plateau : Gebel el-Mudawara, une butte qu'on monte à pied, et un secteur de sources plus loin dans les sables. L'ensemble est une aire protégée, avec une barrière, des gardes, un billet et des pistes tracées ; on y signale la gazelle et le fennec, mais personne ne vous garantit que vous en verrez.
Le petit plus
Gardez Gebel el-Mudawara pour la fin d'après-midi : la montée est courte mais pénible dans le sable mou, et de là-haut la dépression s'ouvre d'un coup, au moment où le sable prend sa couleur.
À savoir avant d'y aller
Le débit du canal a beaucoup baissé d'après les récits de ces dernières années : venez pour le paysage et ne comptez pas les chutes comme acquises. Le bord de l'eau est très fréquenté le vendredi et le samedi, et le sable garde ce que les pique-niques laissent. Aux chutes, quelques cafétérias et des étals ouvrent selon l'affluence ; plus loin dans l'aire protégée, il n'y a plus rien : prenez l'eau et l'essence avant d'entrer, et d'ombre, il n'y en a pas. Pour les sources et l'intérieur du désert, il faut un véhicule qui tient la piste et quelqu'un qui la connaît ; une voiture de ville reste sur l'asphalte.



